Pour se protéger contre les risques climatiques, les agriculteurs peuvent souscrire une assurance multirisque climatique auprès d’un assureur privé.
Risques assurables par une assurance professionnelle
Certaines compagnies d’assurance et banques proposent une gamme de contrats assurance multirisques climatiques, destinée aux agriculteurs.
Grâce à ce type d’assurance, les cultures sont protégées contre de nombreux aléas climatiques :
- liés au vent : tempête, ouragan, vent de sable, etc. ;
- à la grêle et au gel ;
- liés à l’eau : inondations, pluies orageuses, excès d’humidité, etc. ;
- liés à la chaleur : sécheresse, canicule, etc.
Le prix de cette assurance dépend de plusieurs facteurs :
- nature de la culture ;
- lieu d’implantation ;
- franchises choisies et capitaux.
Bon à savoir : les pouvoirs publics peuvent subventionner à hauteur de 65 % la cotisation de l’assurance multirisques climatique. Pour cela, il suffit de remplir une déclaration disponible ici.
Calamités agricoles prises en charge par une aide publique
Pour les situations où l’assurance ne joue pas (aléas non assurables), il existe un recours :
- Le fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) peut en effet indemniser les exploitations touchées par une calamité agricole, à hauteur d’environ 30 % des dommages.
- Il faut que le ministre en charge de l’agriculture reconnaisse l’état de calamité agricole pour que le fonds soit débloqué.
- Ce fonds est alimenté par les agriculteurs (contribution annuelle comprise dans leur assurance responsabilité civile) ainsi que par une dotation budgétaire de l’État.
À noter : la grêle est considérée comme assurable, tout comme l’ensemble des risques climatiques lié aux grandes cultures et à la viticulture.